Bonsoir!
Je suis désolée si j'ai dû cruellement vous abandonner pour quelques jours, mais ma Face de Pet était malade. Une semaine à faire surchauffer le moteur, ça m'inquiétait... j'ai donc prit rendez-vous chez le pédiatre pour y apprendre (après 2 heures d'attente, dois-je le préciser!) que Guillaume avait sûrement attrapé quelque chose. Un virus, probablement. Il guérira vite, assurément. La température devrait tomber, décidément.
C'est drôle, je pensais à ça, si j'allais au garage avec mon auto qui surchauffe, et que le mécanicien me répondait qu'il y a "des chances que" ce soit une panne, je serais un peu frue qu'il ne soit pas plus précis, qu'il ne pousse pas plus loin ses recherches et qu'il n'ait pas de solution appropriée à me proposer. Là chez le pédiatre c'est un gars, qui a plus d'années d'études que mon chien a de quotient, qui osculte la bébitte qui m'est la plus précieuse sur Terre et qui me répond que c'est "peut-être un virus ma p'tite dame, y'a rien à faire d'autre que d'attendre voir si ça se passe" et je peux rien y faire? Le pire dans tout ça c'est que je savais dans le fond qu'il avait raison, mais j'aurais tellement aimé qu'il me dise plutôt" Ah! vous allez voir c'est rien! vous voyez le p'tit bouton rouge ici? C'est le bouton "reset", vous n'avez qu'à appuyer dessus, pis on repart à neuf! Vous voulez voir le tableau d'options quant à l'odeur de ses selles?" Mais bon, je peux ben rêver.
Tout ça pour dire que j'ai été une bonne semaine à me faire crier après par mon boss. Ça c'est quand il me chiait pas dessus! Son repas était pas assez vite servi, son lait trop chaud, son linge trop rugueux, ses couvertures pas assez douillettes, ah non, finalement le lait il va le prendre un soupçon plus chaud, les toutous trop doux, sa girafe trop ... trop! ARGH!
Et qu'est-ce qu'il fait l'Homme tout ce temps là? Il fait ce que bien peu d'hommes ont la présence d'esprit de faire dans de telles situations, il se tape une infection urinaire! Haha! Alors je devais, tel un roc, un pic, un cap, ou même une péninsule, tenir le fort et revêtir le sexy costume d'infirmìère que je ... ah non, là je m'égare.
Je niaise, mais il a été très présent, l'Homme, et il m'a aidée à ne pas lancer la Face de pet en bas du balcon ... en me disant que de la fenêtre du 2e, j'avais plus de chance de pas rater ma shot. Finalement Face de Pet est revenue parmi nous ce matin, plus de trace de fièvre, de voix rauque ou de cacas dégueux (en fait ils sont encore dégueux, mais moins). Il recommence à être souriant et à se payer nos gueules. Ça fait du bien!
Je serai donc plus assidue cette semaine, si évidemment le ciel ne nous tombe pas sur la tête, par Toutatis!
dimanche 30 août 2009
mercredi 26 août 2009
Je disais donc ... ah oui! Ils étaient trois.
Trois enseignants qui mis ensemble, faisaient 4 fois mon âge, 3 fois mon poids, 6 fois mon expérience mais pas 2 fois mon esprit diabolique. En effet, les scénarios de mise hors d'état de nuire se succédaient dans mon esprit, allant du découpage en p'tit morceau au chantage émotif. Il ne pouvait y avoir de place pour nous 4, ils étaient de trop et ça allait se savoir. C'était moi ou eux.
You can run but you cannot hide.
C'est donc bat de baseball à la main que je suis allée voir Ti-Guy (nom fictif), mon sympathique collègue au sourire communicatif et à l'allure bonhomme pilsburyesque. Ça partait mal. Tu peux pas frapper quelqu'un à l'allure si sympathique, ça serait comme frapper Gregory Charles. On a tous eu, un jour ou l'autre, envie de le faire mais y'a toujours comme une petite voix fatiguante qui nous dit que c'est pas une bonne idée. J'pense que c'est ça que l'on appelle la conscience... ou Jiminy Cricket.
J'allais donc devoir parlementer avec l'ennemi. Ça tombe bien parce que Ti-Guy m'en doit une, j'ai travaillé au noir pour lui l'an passé en faisant des notes de cours... Vérifications faites, il prend un poste intéressant certes, mais qui a comme principal avantage de ne pas être le mien. Ouf! tu peux souffler mon Ti-Guy, ce sera pas cette année qu'on va se battre.
Suivit donc l'ennemi potentiel # 2, et j'ai nommé Georges (nom fictif ici aussi). Beau de sa personne, bien entretenu, jamais sorti l'hiver. Il a même un p'tit pinch. Mais bon, le prénom vous donne une idée de l'âge du Môsieur alors je dis ça sans une once de désir ou d'attirance, soyez-en assurés. Nous disions donc que Georges, malgré les apparences, avait tout le potentiel d'un beau salaud. Je me devais donc d'aller lui permettre de sauver sa réputation en m'assurant qu'il ne lorgnait pas mon bien-aimé poste. C'est avec une importante joie, un soulagement manifeste mais surtout un p'tit pincement au coeur (tout ce que j'aurais pu inventer sur son compte afin de me venger ...) que j'appris que Monsieur Georges n'était aucunement intéressé par mon mien. Ah oui? Ah bon.
La troisième collègue serait-elle celle par qui, en ce bel avant-midi ensoleillé, allait arriver la catastrophe tant redoutée? C'est sûr que cela n'aurait pas été dans son intérêt mais elle ne pouvait imaginer une seule seconde, en se levant ce matin, qu'elle risquerait d'être au coeur d'une saga où son intégrité physique et mentale seraient en jeu! J'étais prête aux pires bassesses pour obtenir mon poste. Mon prix était le sien. Du moment que ça dépassait pas 20 piasses.
C'est le coeur plein d'appréhension que je me dirigeai donc vers elle. Petite, l'air sévère, les cheveux courts, le regard percant, un rictus de dominance sur son visage ... j'étais dans marde.
Tremblotante, tel un animal blessé, je m'excusai que lui adresser la parole sans autre forme de cérémonie et l'implora de me pardonner mon effronterie, mais je devais savoir. Aurait-elle l'obligeance, malgré mon impolitesse bien cavalière, de me dire quel serait le poste qui comblerait ses attentes? Craignant qu'elle me réponde: "Celui que tu aurais choisi, saleté de." je me fermai les yeux, attendant que sonne le glas.
Mais le glas ne sonna pas. Elle voulait eeeee-rien savoir de mon poste. Rien à foutre. Quoi? à c't'école de demeurés? Pffff! Tu me prends pour qui là?
Ce qui voulu dire qu'il était à moi. À m-o-i. Mon poste.
Enfaitc'estleposted'unefilleencongédematernitémaisc'pasgravec'estlemienpareilbon.
J'ai donc le plaisir de vous annoncer que j'enseignerai l'histoire et la géographie, de 1re et de 2e secondaire à l'école secondaire Lanoire (nom fictif encore là) et ce, dès le 2 novembre prochain. Pourquoi le 2 novembre? Parce que je trouvais que c'était une belle date, le début d'un mois, peut-être même bien la fin de la 1re étape? Qui sait? ERREUR!
Je rentre 1 semaine avant la fin d'étape - donc en pleine session d'examens.
Je rentre 2 semaines avant la remise des notes - donc j'ai 2 semaines pour corriger les examens d'élèves que je ne connais pas et portant sur de la matière que je ne leur ai pas enseignée.
Je rentre 3 semaines avant la rencontre de parents - donc je devrais leur parler de leurs enfants que je ne connais pas et dont je ne sais s'ils sont des modèles ou des bordels.
Bravo championne!
Et dire que j'ai hâte... vous me le rappellerez le 3 novembre. J'ai dit aujourd'hui, ici, là là, que j'avais hâte. Pffff.
Trois enseignants qui mis ensemble, faisaient 4 fois mon âge, 3 fois mon poids, 6 fois mon expérience mais pas 2 fois mon esprit diabolique. En effet, les scénarios de mise hors d'état de nuire se succédaient dans mon esprit, allant du découpage en p'tit morceau au chantage émotif. Il ne pouvait y avoir de place pour nous 4, ils étaient de trop et ça allait se savoir. C'était moi ou eux.
You can run but you cannot hide.
C'est donc bat de baseball à la main que je suis allée voir Ti-Guy (nom fictif), mon sympathique collègue au sourire communicatif et à l'allure bonhomme pilsburyesque. Ça partait mal. Tu peux pas frapper quelqu'un à l'allure si sympathique, ça serait comme frapper Gregory Charles. On a tous eu, un jour ou l'autre, envie de le faire mais y'a toujours comme une petite voix fatiguante qui nous dit que c'est pas une bonne idée. J'pense que c'est ça que l'on appelle la conscience... ou Jiminy Cricket.
J'allais donc devoir parlementer avec l'ennemi. Ça tombe bien parce que Ti-Guy m'en doit une, j'ai travaillé au noir pour lui l'an passé en faisant des notes de cours... Vérifications faites, il prend un poste intéressant certes, mais qui a comme principal avantage de ne pas être le mien. Ouf! tu peux souffler mon Ti-Guy, ce sera pas cette année qu'on va se battre.
Suivit donc l'ennemi potentiel # 2, et j'ai nommé Georges (nom fictif ici aussi). Beau de sa personne, bien entretenu, jamais sorti l'hiver. Il a même un p'tit pinch. Mais bon, le prénom vous donne une idée de l'âge du Môsieur alors je dis ça sans une once de désir ou d'attirance, soyez-en assurés. Nous disions donc que Georges, malgré les apparences, avait tout le potentiel d'un beau salaud. Je me devais donc d'aller lui permettre de sauver sa réputation en m'assurant qu'il ne lorgnait pas mon bien-aimé poste. C'est avec une importante joie, un soulagement manifeste mais surtout un p'tit pincement au coeur (tout ce que j'aurais pu inventer sur son compte afin de me venger ...) que j'appris que Monsieur Georges n'était aucunement intéressé par mon mien. Ah oui? Ah bon.
La troisième collègue serait-elle celle par qui, en ce bel avant-midi ensoleillé, allait arriver la catastrophe tant redoutée? C'est sûr que cela n'aurait pas été dans son intérêt mais elle ne pouvait imaginer une seule seconde, en se levant ce matin, qu'elle risquerait d'être au coeur d'une saga où son intégrité physique et mentale seraient en jeu! J'étais prête aux pires bassesses pour obtenir mon poste. Mon prix était le sien. Du moment que ça dépassait pas 20 piasses.
C'est le coeur plein d'appréhension que je me dirigeai donc vers elle. Petite, l'air sévère, les cheveux courts, le regard percant, un rictus de dominance sur son visage ... j'étais dans marde.
Tremblotante, tel un animal blessé, je m'excusai que lui adresser la parole sans autre forme de cérémonie et l'implora de me pardonner mon effronterie, mais je devais savoir. Aurait-elle l'obligeance, malgré mon impolitesse bien cavalière, de me dire quel serait le poste qui comblerait ses attentes? Craignant qu'elle me réponde: "Celui que tu aurais choisi, saleté de." je me fermai les yeux, attendant que sonne le glas.
Mais le glas ne sonna pas. Elle voulait eeeee-rien savoir de mon poste. Rien à foutre. Quoi? à c't'école de demeurés? Pffff! Tu me prends pour qui là?
Ce qui voulu dire qu'il était à moi. À m-o-i. Mon poste.
Enfaitc'estleposted'unefilleencongédematernitémaisc'pasgravec'estlemienpareilbon.
J'ai donc le plaisir de vous annoncer que j'enseignerai l'histoire et la géographie, de 1re et de 2e secondaire à l'école secondaire Lanoire (nom fictif encore là) et ce, dès le 2 novembre prochain. Pourquoi le 2 novembre? Parce que je trouvais que c'était une belle date, le début d'un mois, peut-être même bien la fin de la 1re étape? Qui sait? ERREUR!
Je rentre 1 semaine avant la fin d'étape - donc en pleine session d'examens.
Je rentre 2 semaines avant la remise des notes - donc j'ai 2 semaines pour corriger les examens d'élèves que je ne connais pas et portant sur de la matière que je ne leur ai pas enseignée.
Je rentre 3 semaines avant la rencontre de parents - donc je devrais leur parler de leurs enfants que je ne connais pas et dont je ne sais s'ils sont des modèles ou des bordels.
Bravo championne!
Et dire que j'ai hâte... vous me le rappellerez le 3 novembre. J'ai dit aujourd'hui, ici, là là, que j'avais hâte. Pffff.
samedi 22 août 2009
Bon ... de yousque j'étais rendue ?
Ah oui, 8h j'entre dans l'école en question, justement celle où j'enseignais avant de tomber en congé de maternité. Je ne suis pas que tombée en congé de maternité à cette école ... je suis aussi tombée de haut en ayant à expliquer qu'Adam et Ève c'est une parabole et que si t'as de la misère à faire tes devoirs en 7 jours, imagine créer le monde. Je suis aussi tombée sur le cul en voyant la salle des profs, si petite qu'il était indécent de mettre un S à profs dans "salle des profs." Je suis tombée en amour aussi, en amour avec l'idée qu'une école doit avoir des fenêtres dans ses classes et des murs de béton. Pas de carton. Bé-ton. Et carton c'est un euphémisme parce que papier de soie serait plus approprié, mais bon, passons.
Donc 8h j'entre et cette année encore, j'ai droit aux incontournables "Non mais on as-tu eu un été de cul? hein? Juste de la pluie!" aux habituels "T'as vu l'été passer toi? Moi j'ai rien vu!" et aux indémodables " En-tout-cas ça pas été évident me lever à matin!". Je réussi à me faufiler à travers les grands sourires et les poignées de main pour arriver à l'amphithéatre afin de remettre la précieuse lettre qui informe noir sur blanc la Commission scolaire que je reviens de mon congé de maternité bien trop vite. Mais hé! que voulez-vous, la vie est une salope. J'y reviendrai.
Je cherche Mme X, c'est elle qui gère mon dossier et qui aura l'honneur de recevoir ma paperasse. Pas pire y'a 4 madames de la CS ... je commence par la première... mais loi de Murphy oblige, ce n'est pas la bonne, c'est Mme Y. Elle m'envoie au bout de la table et au bout de la table elles sont deux. Deux madames dont l'une est définitivement plus populaire que l'autre. La coiffure j'imagine. J'ose espérer que Mme X est celle qui semble vouloir rendre un hommage postume à Farrah Fawcett et je m'élance.
- Bonjour, je cherche Mme X?
- Ce n'est pas moi c'est elle, à côté.
- *Fuck* (pensais-je, évidemment!) Est-ce que je peux vous donner ceci et vous demander de lui remettre?
- Bien sûr.
C'est tout. Je me relis là, pis je vois bien qu'il manque le punch, mais j'en ai pas. Je trouve juste ça cool de retranscrire les paroles d'une conversation. Comme si le texte entrait dans une autre dimension. Tout ça pour dire que rencontrer les madames de la CS c'est comme les appeler, tu dois absolument passer par des tas de madames avant de trouver "La" bonne madame. THE madame. Pis quand tu l'as trouvé, même si tu sais que c'est probalement pas la bonne, tu t'arranges avec ce que t'as pis tu espères qu'elle aussi, elle pense que si tu es sur la liste de priorité c'est que tu devrais être une priorité. Ce qui fait que je l'ai eu à l'oeil, la madame avec ma lettre.
Sauf que j'avais d'autres chats à fouetter. J'étais 4e sur cette fameuse liste. Ce qui faisait 3 ennemis potentiels. 3 bombes à retardement. 3 dangers ambulants. 3 autres profs qui pouvaient me prendre mon poste, celui que je reluquais, celui que j'avais blindé.
Le mien.
Mon précieux ...
.
Ah oui, 8h j'entre dans l'école en question, justement celle où j'enseignais avant de tomber en congé de maternité. Je ne suis pas que tombée en congé de maternité à cette école ... je suis aussi tombée de haut en ayant à expliquer qu'Adam et Ève c'est une parabole et que si t'as de la misère à faire tes devoirs en 7 jours, imagine créer le monde. Je suis aussi tombée sur le cul en voyant la salle des profs, si petite qu'il était indécent de mettre un S à profs dans "salle des profs." Je suis tombée en amour aussi, en amour avec l'idée qu'une école doit avoir des fenêtres dans ses classes et des murs de béton. Pas de carton. Bé-ton. Et carton c'est un euphémisme parce que papier de soie serait plus approprié, mais bon, passons.
Donc 8h j'entre et cette année encore, j'ai droit aux incontournables "Non mais on as-tu eu un été de cul? hein? Juste de la pluie!" aux habituels "T'as vu l'été passer toi? Moi j'ai rien vu!" et aux indémodables " En-tout-cas ça pas été évident me lever à matin!". Je réussi à me faufiler à travers les grands sourires et les poignées de main pour arriver à l'amphithéatre afin de remettre la précieuse lettre qui informe noir sur blanc la Commission scolaire que je reviens de mon congé de maternité bien trop vite. Mais hé! que voulez-vous, la vie est une salope. J'y reviendrai.
Je cherche Mme X, c'est elle qui gère mon dossier et qui aura l'honneur de recevoir ma paperasse. Pas pire y'a 4 madames de la CS ... je commence par la première... mais loi de Murphy oblige, ce n'est pas la bonne, c'est Mme Y. Elle m'envoie au bout de la table et au bout de la table elles sont deux. Deux madames dont l'une est définitivement plus populaire que l'autre. La coiffure j'imagine. J'ose espérer que Mme X est celle qui semble vouloir rendre un hommage postume à Farrah Fawcett et je m'élance.
- Bonjour, je cherche Mme X?
- Ce n'est pas moi c'est elle, à côté.
- *Fuck* (pensais-je, évidemment!) Est-ce que je peux vous donner ceci et vous demander de lui remettre?
- Bien sûr.
C'est tout. Je me relis là, pis je vois bien qu'il manque le punch, mais j'en ai pas. Je trouve juste ça cool de retranscrire les paroles d'une conversation. Comme si le texte entrait dans une autre dimension. Tout ça pour dire que rencontrer les madames de la CS c'est comme les appeler, tu dois absolument passer par des tas de madames avant de trouver "La" bonne madame. THE madame. Pis quand tu l'as trouvé, même si tu sais que c'est probalement pas la bonne, tu t'arranges avec ce que t'as pis tu espères qu'elle aussi, elle pense que si tu es sur la liste de priorité c'est que tu devrais être une priorité. Ce qui fait que je l'ai eu à l'oeil, la madame avec ma lettre.
Sauf que j'avais d'autres chats à fouetter. J'étais 4e sur cette fameuse liste. Ce qui faisait 3 ennemis potentiels. 3 bombes à retardement. 3 dangers ambulants. 3 autres profs qui pouvaient me prendre mon poste, celui que je reluquais, celui que j'avais blindé.
Le mien.
Mon précieux ...
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mercredi 19 août 2009
Ouf! grosse journée!
Ce matin je devais assister à la sécance d'affectation des précaires. Ou plus simplement, la (longue, telllllllement longue, péniiiiiiblement longue) réunion où je devais choisir mon poste pour cette année. Je vous avais dit que j'étais enseignante? Non? Ben je viens juste de le faire!
Je suis encore à statut précaire (ben oui, même après 5 ans de trop loyaux services); je suis sur une liste de priorité (quoique lorsque j'appelle à la Commission scolaire je réalise que je suis loin d'être une priorité!) et à ce moment de l'année, à chaque année, je dois me présenter à une réunion où l'on doit choisir un poste parmi une liste et ce, selon notre ancienneté. Ou notre expérience. Ou notre cumul de service. Je sais plus trop ... ce que je sais par contre c'est que je suis 4e sur cette fameuse liste...
Donc je me suis levée ce matin, confiante, souriant à la vie, bref mon aura puait la plénitude! Je me suis prestement rendue à l'endroit désigné. Je me suis choisie un poste correspondant à mes désirs et à mes compétences. Je me suis rendue à l'école en question; quelle belle école, récemment rénovée, flairant bon le savoir et l'éducation. Accueillie en reine, je me suis tout de suite sentie honorée de travailler avec une équipe si dynamique. C'est d'ailleurs à ce moment qu'en regardant à l'extérieur, quelle ne fut pas ma surprise d'apercevoir un éléphant bleu à pois roses traverser l'atmosphère en mongolfière, en criant à tous "Charest se retire, le Parti Libéral se dissout, l'indépendance est à nos portes!".
Mouais. Vous aurez compris que ça c'est pas ex-ac-te-ment passé de même.
Je me fait réveiller par ma Face de Pet. Fuck pas déjà 6h. Ben oui, y'est déjà 6h ... cherche les lunettes... ah merde je les ai échappées hier soi en les déposant sur la manette de télé qui elle aussi est tombée par terre. Cours après les batteries astheure. C'est quoi ce bruit là? Ah oui. J'ai un fils moi. Va voir le fils, tombe face à face avec Spartacus (mon frileux de chum avec sa couuverte sur les épaules, en pleine canicule) qui me demande si je veux qu'il le prenne pour se rendormir avec. Go for it champion que je lui dis! Je saute dans douche, saute trop haut je me pète la petite orteille sur le coin de la porte. Je finis par sortir de là, je sue, je m'habille, je sue, je me sèche les cheveux, je sue, je me peigne, je sue, je m'arrange le portrait (du mieux que je peux, au miracle nul n'est tenu) je sue, je me met du déo, je sue encore mais au moins là ça sent bon. Je descend en bas, je déjeune, pis je pars. (ça c'était le boutte plate, je vous inventerais ben une anecdote mais vous croiriez que j'ai aussi inventé les autres!).
Je me rends à l'école, après avoir fait un détour immense parce que Vivre à Laval ce sera bon pour le moral le jour où ils mettront pas un an et demi pour réparer un ostie de viaduc sale. Je te jure, je suis sûre qu'ils sont encore en train de se demander ce qu'y est arrivé avec le viaduc de la Concorde pis qu'y sont trois-quatre autour des pilliers à se récurer les orifices faciaux en se demandant qu'est-ce qu'ils ont pas comprit dans le plan Ikea du Ministère des Transports. Bref, respire Cath, respire.
Tout ça pour dire que vers 8h j'arrive, à l'heure, au lieu de rendez-vous, Yé! C'est qui le 2 de quotient là-bas? Un gars de la Commission scolaire? Mais qu'est-ce qui fait? Est-ce qu'il ... ? Noooon. C'pas vrai. Y'est pas en train de? Ici? Là? Aujourd'hui? Ben oui toi. Il donne des contraventions aux trop nombreuses autos (pour le nombre de places de stationnement) qui se sont stationnées là où elles le pouvaient. Faut croire que la CS a décidé de se garder un pourcentage sur ses salaires. Ils font des réserves. Cette année, au yâble la dépense, les sandwichs pas de croûte des réunions de direction n'auront rien de moins, eh oui mesdames et messieurs, rien de moins que de la croûte! Pis peut-être, si la récolte a été bonne, qu'ils pourront se gâter et se permettre le 7-Up. Faut oser dans vie.
Donc 8h, je suis à l'heure. Je pénètre dans l'école ... et je vous coupe ça là. Je continue demain, ou l'autre demain, celui d'après.
Bonne nuit tidlidou tidlidi!
Ce matin je devais assister à la sécance d'affectation des précaires. Ou plus simplement, la (longue, telllllllement longue, péniiiiiiblement longue) réunion où je devais choisir mon poste pour cette année. Je vous avais dit que j'étais enseignante? Non? Ben je viens juste de le faire!
Je suis encore à statut précaire (ben oui, même après 5 ans de trop loyaux services); je suis sur une liste de priorité (quoique lorsque j'appelle à la Commission scolaire je réalise que je suis loin d'être une priorité!) et à ce moment de l'année, à chaque année, je dois me présenter à une réunion où l'on doit choisir un poste parmi une liste et ce, selon notre ancienneté. Ou notre expérience. Ou notre cumul de service. Je sais plus trop ... ce que je sais par contre c'est que je suis 4e sur cette fameuse liste...
Donc je me suis levée ce matin, confiante, souriant à la vie, bref mon aura puait la plénitude! Je me suis prestement rendue à l'endroit désigné. Je me suis choisie un poste correspondant à mes désirs et à mes compétences. Je me suis rendue à l'école en question; quelle belle école, récemment rénovée, flairant bon le savoir et l'éducation. Accueillie en reine, je me suis tout de suite sentie honorée de travailler avec une équipe si dynamique. C'est d'ailleurs à ce moment qu'en regardant à l'extérieur, quelle ne fut pas ma surprise d'apercevoir un éléphant bleu à pois roses traverser l'atmosphère en mongolfière, en criant à tous "Charest se retire, le Parti Libéral se dissout, l'indépendance est à nos portes!".
Mouais. Vous aurez compris que ça c'est pas ex-ac-te-ment passé de même.
Je me fait réveiller par ma Face de Pet. Fuck pas déjà 6h. Ben oui, y'est déjà 6h ... cherche les lunettes... ah merde je les ai échappées hier soi en les déposant sur la manette de télé qui elle aussi est tombée par terre. Cours après les batteries astheure. C'est quoi ce bruit là? Ah oui. J'ai un fils moi. Va voir le fils, tombe face à face avec Spartacus (mon frileux de chum avec sa couuverte sur les épaules, en pleine canicule) qui me demande si je veux qu'il le prenne pour se rendormir avec. Go for it champion que je lui dis! Je saute dans douche, saute trop haut je me pète la petite orteille sur le coin de la porte. Je finis par sortir de là, je sue, je m'habille, je sue, je me sèche les cheveux, je sue, je me peigne, je sue, je m'arrange le portrait (du mieux que je peux, au miracle nul n'est tenu) je sue, je me met du déo, je sue encore mais au moins là ça sent bon. Je descend en bas, je déjeune, pis je pars. (ça c'était le boutte plate, je vous inventerais ben une anecdote mais vous croiriez que j'ai aussi inventé les autres!).
Je me rends à l'école, après avoir fait un détour immense parce que Vivre à Laval ce sera bon pour le moral le jour où ils mettront pas un an et demi pour réparer un ostie de viaduc sale. Je te jure, je suis sûre qu'ils sont encore en train de se demander ce qu'y est arrivé avec le viaduc de la Concorde pis qu'y sont trois-quatre autour des pilliers à se récurer les orifices faciaux en se demandant qu'est-ce qu'ils ont pas comprit dans le plan Ikea du Ministère des Transports. Bref, respire Cath, respire.
Tout ça pour dire que vers 8h j'arrive, à l'heure, au lieu de rendez-vous, Yé! C'est qui le 2 de quotient là-bas? Un gars de la Commission scolaire? Mais qu'est-ce qui fait? Est-ce qu'il ... ? Noooon. C'pas vrai. Y'est pas en train de? Ici? Là? Aujourd'hui? Ben oui toi. Il donne des contraventions aux trop nombreuses autos (pour le nombre de places de stationnement) qui se sont stationnées là où elles le pouvaient. Faut croire que la CS a décidé de se garder un pourcentage sur ses salaires. Ils font des réserves. Cette année, au yâble la dépense, les sandwichs pas de croûte des réunions de direction n'auront rien de moins, eh oui mesdames et messieurs, rien de moins que de la croûte! Pis peut-être, si la récolte a été bonne, qu'ils pourront se gâter et se permettre le 7-Up. Faut oser dans vie.
Donc 8h, je suis à l'heure. Je pénètre dans l'école ... et je vous coupe ça là. Je continue demain, ou l'autre demain, celui d'après.
Bonne nuit tidlidou tidlidi!
dimanche 16 août 2009
Ahhhh les joies de la pêche. L'Homme a fait un Cyril Chauquet de lui-même ce matin et est allé taquiner le poisson sur le bord de la rivière des Mille-îles. Vous connaissez Cyril? Le gars qui se peut pu lorsqu'il attrape un poisson dont on ne soupconnerait même pas l'existence? Au canal Évasion? Oui, oui, lui.
Pour celles qui savent pas de qui je parle et qui disent le contraire pour ne pas passer pour des ignares, je vous aime quand même et voici le lien:
http://www.evasion.tv/emissions/mordu_de_la_peche
C'était vraiment cute, il a fait ça comme un ti-gars, il est même allé à la chasse aux vers de terre ce matin! Faut dire que la pêche et l'Homme, c'est une relation mystique qui a prit naissance il y a des décennies! (dit de même on dirait une éternité! Mais bon, il a quand même juste 30 ans, mon Jules) Tout ça pour dire que Face de Pet et moi on l'a accompagné. On aime bien l'accompagner. Des fois qu'il prendrait son rôle de pourvoyeur trop à coeur et nous rapporterait le poisson durement fishnappé ... on veut être là pour l'en dissuader. J'en profite pour lire un peu, et Face de Pet pour gruger un peu.
Ce matin j'ai lu le 2e tome d'une bédé que j'ai emprunté à la biblio
thèque dernièrement, ça s'appelle Amerikkka. En gros c'est des agents spéciaux qui traquent des membres du Klu Klux Klan dans ce que les États-Unis on de plus laid à offrir. C'est pas mauvais, les images sont vraiment belles, légèrement caricaturé, des couleurs vives ... mais les textes sont à chier. Il y a des tas de termes français (comme dans français de France), que ce soit pour les insultes employées ou les textes explicatifs, il y a un mot qui me dit rien aux 5 minutes environ. Cependant, il y a un texte explicatif sur l'historique et/ou le fonctionnement du KKK dans les 5 dernières pages et ça, c'est le boutte le fun! Je savais pas, mais en plus d'être anti-noirs, anti- juifs (anti-tout-ce-qui-fait-leur-affaire-en-fait) le KKK est aussi anti-catholique... et moi qui suit baptisée, je sais ben pas à quoi j'ai pensé! Avoir su! J'aime vivre dangeureusement faut croire!
http://www.bedetheque.com/serie-2020-BD-Amerikkka.html
Ça fait changement de ma lecture de la dernière fois qu'on y est allés ... je lisais Alyss, de Patrick Sénécal ... je pense qu'on pourrait dire sans se tromper que c'est pas le même répertoire! J'adore Sénécal, son côté sombre mais surtout sans tabou, et il m'en reste encore quelques-uns à lire (Le passager et Les sept jours du Talion, entre autre) et je n'ose pas. C'est con mais on dirait que ça me rassure de savoir qu'il m'en reste à lire, que je n'en suis pas au dernier. Comme si je ne finissais pas mon dessert et que j'en mettais une partie au fridg, pour plus tard. Je sais que Sénécal n'est pas sur le point de prendre sa retraite (même qu'il sortira un nouveau roman, Hell.com au printemps) mais tout de même, je déguste à petites doses. Pour mieux savourer j'imagine.
Une adaptation cinématographique de l'un de ses romans, 5150, rue des Ormes, sortira le 9 octobre et s'annonce vraiment très bon, pour qui aime le genre évidemment. De toute façon, ne serait-ce que pour voir Sonia Vachon en psychopathe, ça vaut le détour.
Par ici la bande-annonce: http://www.lecinema.ca/media/ba.php?i=3544&n=5150&t=ba&r=haute
Donc je suis passée par Rivière-du Loup pour me rendre à Gatineau afin de vous dire que de cette fameuse pêche n'est ressortie qu'une toute petite perchaude pas chaude du tout que l'on a bien entendu remis à l'eau. Ça et une envie folle de s'acheter la maison de l'autre bord de la rue qui elle, donne sur la rivière. Qu'elle ne soit pas mise en vente encore n'est que le dernier pépin à la réalisation de notre plan. Tout petit et léger pépin.
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Pour celles qui savent pas de qui je parle et qui disent le contraire pour ne pas passer pour des ignares, je vous aime quand même et voici le lien:
http://www.evasion.tv/emissions/mordu_de_la_peche
C'était vraiment cute, il a fait ça comme un ti-gars, il est même allé à la chasse aux vers de terre ce matin! Faut dire que la pêche et l'Homme, c'est une relation mystique qui a prit naissance il y a des décennies! (dit de même on dirait une éternité! Mais bon, il a quand même juste 30 ans, mon Jules) Tout ça pour dire que Face de Pet et moi on l'a accompagné. On aime bien l'accompagner. Des fois qu'il prendrait son rôle de pourvoyeur trop à coeur et nous rapporterait le poisson durement fishnappé ... on veut être là pour l'en dissuader. J'en profite pour lire un peu, et Face de Pet pour gruger un peu.
Ce matin j'ai lu le 2e tome d'une bédé que j'ai emprunté à la biblio

http://www.bedetheque.com/serie-2020-BD-Amerikkka.html
Ça fait changement de ma lecture de la dernière fois qu'on y est allés ... je lisais Alyss, de Patrick Sénécal ... je pense qu'on pourrait dire sans se tromper que c'est pas le même répertoire! J'adore Sénécal, son côté sombre mais surtout sans tabou, et il m'en reste encore quelques-uns à lire (Le passager et Les sept jours du Talion, entre autre) et je n'ose pas. C'est con mais on dirait que ça me rassure de savoir qu'il m'en reste à lire, que je n'en suis pas au dernier. Comme si je ne finissais pas mon dessert et que j'en mettais une partie au fridg, pour plus tard. Je sais que Sénécal n'est pas sur le point de prendre sa retraite (même qu'il sortira un nouveau roman, Hell.com au printemps) mais tout de même, je déguste à petites doses. Pour mieux savourer j'imagine.
Une adaptation cinématographique de l'un de ses romans, 5150, rue des Ormes, sortira le 9 octobre et s'annonce vraiment très bon, pour qui aime le genre évidemment. De toute façon, ne serait-ce que pour voir Sonia Vachon en psychopathe, ça vaut le détour.
Par ici la bande-annonce: http://www.lecinema.ca/media/ba.php?i=3544&n=5150&t=ba&r=haute
Donc je suis passée par Rivière-du Loup pour me rendre à Gatineau afin de vous dire que de cette fameuse pêche n'est ressortie qu'une toute petite perchaude pas chaude du tout que l'on a bien entendu remis à l'eau. Ça et une envie folle de s'acheter la maison de l'autre bord de la rue qui elle, donne sur la rivière. Qu'elle ne soit pas mise en vente encore n'est que le dernier pépin à la réalisation de notre plan. Tout petit et léger pépin.
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samedi 15 août 2009
Bon! bon! bon!
C'est le calme après la tempête ici ... Ma belle-mère, ma belle-soeur et mon beau neveux (!!!) sont repartis il y a déjà quelques minutes et tranquillement la poussière retombe, le silence reprend sa place et les rats sortent de leur trou. Ben noooon c'est pas vrai. C'est pas si silencieux que ça.
Mes chiennes (parce que oui, j'en ai 2, je vous reparlerai d'Agathe l'agace un autre tantôt) se battent tout juste à côté de moi. J'aime à imaginer qu'elles se battent pour mon amour, mais je crois que c'est plutôt la célébration de leur soulagement de voir la Terreur masquée (aussi appelée le neveu) nous quitter pour un monde meilleur, soit son chez-lui à lui.
Cette semaine a été un avant-goût de ce que sera nos journées avec mon garçon dans 2 ans ... et surtout un bref aperçu des "do's and don't's". C'est facile lorsque l'on est des spectateurs de dire "ah ben c'est clair qu'avec le mien je ferai pas ça" ou "c'est officiel que le mien fera ça comme ça" et c'est justement parce qu'il est aisé de se permettre de juger ... que je l'ai fait toute la semaine. Dans ma tête évidemment. Entre moi et mon moi.
Je vois veux yeux outrés qui me regardent avec sévérité (je vous l'avais dit que mon programme de statistiques était fort!) mais faites pas les vierges effarouchées. On est des filles (non mais sérieux, y a t-il un garçon dans la salle? Si oui, manifestez-vous pardi!) bref, nous sommes des filles et c'est ce que la fille fait de mieux, observer les autres et se faire des petites réflexions persos sur leur allure, leur habillement, leur démarche ... ou leur comportement! Pas méchamment, sans réelle médisance, mais quand même.
Mon chum lui, c'est un gars, alors je crois qu'il y a eut le même cheminement dans sa tête, mais lui, il l'a dit. De même. Sur le coin d'une table, en se servant un verre de jus. Et vlan! "En tout cas avec le mien ça se passera pas comme ça". Voilà, c'était dit. Dans ma tête ça a fait comme dans les films, quand le temps ralentit au point de voir les goutelletes d'eau revoler dans les airs et leurs courbes onduler gracieusement tout le long de leur chute.
J'y repense, pis je me dis que des fois j'aimerais ça être un gars. Tout dire ce qui me passe par la tête sans vraiment y penser et me dire "c'est correct". Et voir les autres trouver ça correct aussi. Mon chum s'est fait répondre, il a argumenté. La discussion a été close sur une note sympathiquement amicale et c'était tout. Tellement simple.
En tout cas si jamais je rencontre un génie dans une lampe poussiéreuse, mon premier voeux sera de passer un mois en gars. Ou deux.
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C'est le calme après la tempête ici ... Ma belle-mère, ma belle-soeur et mon beau neveux (!!!) sont repartis il y a déjà quelques minutes et tranquillement la poussière retombe, le silence reprend sa place et les rats sortent de leur trou. Ben noooon c'est pas vrai. C'est pas si silencieux que ça.
Mes chiennes (parce que oui, j'en ai 2, je vous reparlerai d'Agathe l'agace un autre tantôt) se battent tout juste à côté de moi. J'aime à imaginer qu'elles se battent pour mon amour, mais je crois que c'est plutôt la célébration de leur soulagement de voir la Terreur masquée (aussi appelée le neveu) nous quitter pour un monde meilleur, soit son chez-lui à lui.
Cette semaine a été un avant-goût de ce que sera nos journées avec mon garçon dans 2 ans ... et surtout un bref aperçu des "do's and don't's". C'est facile lorsque l'on est des spectateurs de dire "ah ben c'est clair qu'avec le mien je ferai pas ça" ou "c'est officiel que le mien fera ça comme ça" et c'est justement parce qu'il est aisé de se permettre de juger ... que je l'ai fait toute la semaine. Dans ma tête évidemment. Entre moi et mon moi.
Je vois veux yeux outrés qui me regardent avec sévérité (je vous l'avais dit que mon programme de statistiques était fort!) mais faites pas les vierges effarouchées. On est des filles (non mais sérieux, y a t-il un garçon dans la salle? Si oui, manifestez-vous pardi!) bref, nous sommes des filles et c'est ce que la fille fait de mieux, observer les autres et se faire des petites réflexions persos sur leur allure, leur habillement, leur démarche ... ou leur comportement! Pas méchamment, sans réelle médisance, mais quand même.
Mon chum lui, c'est un gars, alors je crois qu'il y a eut le même cheminement dans sa tête, mais lui, il l'a dit. De même. Sur le coin d'une table, en se servant un verre de jus. Et vlan! "En tout cas avec le mien ça se passera pas comme ça". Voilà, c'était dit. Dans ma tête ça a fait comme dans les films, quand le temps ralentit au point de voir les goutelletes d'eau revoler dans les airs et leurs courbes onduler gracieusement tout le long de leur chute.
J'y repense, pis je me dis que des fois j'aimerais ça être un gars. Tout dire ce qui me passe par la tête sans vraiment y penser et me dire "c'est correct". Et voir les autres trouver ça correct aussi. Mon chum s'est fait répondre, il a argumenté. La discussion a été close sur une note sympathiquement amicale et c'était tout. Tellement simple.
En tout cas si jamais je rencontre un génie dans une lampe poussiéreuse, mon premier voeux sera de passer un mois en gars. Ou deux.
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