samedi 20 août 2011
On dira ce qu'on voudra, mais mon dépanneur de quartier existe depuis toujours et a changé ... bah, au moins 5 fois de bannière et 3 fois de propriétaire. Fait à noter, je demeure dans le quartier depuis 25 ans, minimum. Hi-ha diraient certains. Ben d'aussi loin que je me rappelle, hiver comme été, bon an mal an, de jour et de soir, ils ont toujours vendu de la Slush Puppie. Malgré les p'tites vieilles dans le vinaigre et autres saveurs douteuses de son principal courant. La machine est toujours là, vaillante, vomissant son froid nectar de saveur simulée. Hier c'était cerise pour moi et pomme verte sûrette pour la Face de Pet ... ça a finit cerise pour lui et beurk. beurk. beurk. pour moi.
Précaire, vous avez dit précaire?
Parce que mon niveau d'exaspération est anormalement bas, parce que la brise matinale réduit ma production de frustration à son minimum et que je n'ai pas envie de regarder Monsters VS Aliens pour la Xe (je ne sais pas compter jusque-là) fois quasi consécutive (quand mon fils aime, il aime d'amour), je vais compléter un billet que j'avais écris jeudi passé, le 18 août, mais que mon ordinateur a mangé. L'excuse classique. Alors voilà.
---
J'espère que vous saurez me pardonner, chers lecteurs, pour ce manque flagrant de bonne conduite blogurienne. J'ai dû m'absenter de l'écran pendant quelques jours, question de profiter des vacances familiales comme il se doit, c'est-à-dire loin de l'ordinateur et de toutes ses tentations diaboliques. Mais bon, c'est Satan qui va être content, je suis de retour pour un p'tit bout.
Mes vacances furent très agréables, merci. Nous sommes allés voir si le soleil brillait plus fort à Niagara Falls (et c'est le cas, à quantité de néons pis de p'tites lumières qui flashent là-bas, le soleil peut ben aller se rhabiller) et nous avons reçu la bella familia dans notre antre pour la deuxième portion de ce temps d'arrêt. Justement, c'est le coeur gros, mais la tête pleine de beaux souvenirs que nous leur avons souhaité un bon retour dans le Royaume du bleuet, ce matin.
Mais bon, trève d'épanchements émotifs, même si indirectement, c'est le sujet de mon billet de ce matin. En fait, je voulais vous entretenir d'un sujet où l'émotivité est reine, le stress sultan et la panique, impératrice.
Les non-inités y verront un passage obligé, mais somme toute banal, vers la toute-divine permanence fonctionnariale. Certains s'en réjouiront même, se frottant les mains comme ils le font souvent en observant le spectacle de fonctionnaires davidiens se démenant devant l'étatique Goliath. Ben quoi? Ce n'est pas ce que devraient faire tous ceux profitant des largesses (hum. hum.) de l'État? Traverser le Rubicon avant d'obtenir le droit à un minimum de stabilité, de sécurité et de prévisibilité? Ça se mérite un fond de pension môsieur. Parce que c'est moi qui paie ton salaire, môsieur. Mais bon, je m'égare.
Plusieurs, les inités, auront compris que je parle de la séance d'octroi des postes aux enseignants à statut précaire. Précaire comme dans: une permanence? dans tes rêves! Précaire comme dans:
Dieu merci, Allah est grand, Bouddha est bien gras, je suis assez ancienne pour que cette situation m'affecte à un niveau moindre. Je serai demain matin la troisième à choisir mon poste, sur près d'une dizaine de postes intéressants (à plus de 80% de tâche) disponibles. Mais tout de même, nombreux sont ceux (nous sommes près d'une trentaine sur la liste de priorité des précaires) qui, moins anciens, doivent jongler avec l'idée de devoir choisir une tâche ingrate, alors qu'ils n'en sont qu'à quelques années d'expérience. Le genre de tâche à te rendre fou un prof permanent transpirant l'expérience et le savoir-faire. Et ça c'est ceux qui auront la "chance" de choisir une tâche, parce que la plupart repartiront bredouilles.
D'autres auront des tâches fragmentées et devront se faire spécialistes de plus de matières qu'il n'y a de période dans une journée. Et devront se séparer en autant de locaux. Ça donne des situations tellement aberrantes, parfois ...
- Tu dois compléter ta tâche? demande la direction, avide de trouver preneur pour ses miettes.
- Oui, j'ose espérer un 100%, j'suis capotée dans tête hein? répond l'enseignant, avide de se bourrer la face dans les miettes.
- Non, non, c'est parfait! Justement, il me reste de l'éthique et de l'adapt.
- Ah! Alors en plus de mes deux niveaux en univers social, où je devrai également enseigner deux matières (histoire et géo) je choisis les groupes d'éthique. Cinq préparations différentes, y'a rien là, je dors juste trois heures par nuit anyway.
- Euh ... on s'est mal compris. Ce n'est pas un choix. Tu complèteras ta tâche avec de l'éthique ET de l'adapt. Tu devras, tel Superman dans sa cabine, te transformer à la hâte entre deux battements. Et tel Arnold dans ses belles années, tu devras porter à bouts de bras le poids de tes choix. Ou plutôt de tes non-choix.
- ...
- Ouais, c'est ça, t'as pas le choix.
D'autres encore devront affronter des coupures budgétaires draconiennes car la seule tâche qu'ils auront eu la "chance" de saisir, en est une à 60, 70% parfois moins. 60% de ton salaire durant un an de temps, alors que tu as une hypothèque à payer et des enfants à habiller, c'est un sport extrême.
Remarquez, je suis tout à fait consciente que la situation est la même dans plusieurs corps d'emploi. L'accès à la permanence est un chemin de croix dans plusieurs professions et les enseignants ne sont pas les Aurores de la stabilité professionnelle. Ce qui m'enrage, en fait, (j'y arrive enfin) ce sont tous ces articles traitant du manque d'enseignants au Québec, allant même jusqu'à parler de "pénurie" et à recruter des enseignants à l'étranger.
Vous connaissez probablement cette sombre statistique: un enseignant sur trois quittera la profession dans les cinq premières années. Un sur trois. Un dude sur trois se dit, après quatre ans d'université à se démener pour suivre une formation insipide et complètement déconnectée (mais tout de même complétée), que malgré tout, la meilleure option demeure d'abandonner. Se réorienter. Recommencer ailleurs, autre chose. Du début. À zéro.
Donc, il y a pénurie. Plein de collègues auront de la difficulté à trouver un emploi, demain, et ce, malgré les nombreux autres collègues qui se poussent en courant (et tous ceux qui se poussent en silence, dépressifs). Mais il y a pénurie. La Commission scolaire distribue ses permanences au compte-goutte, que dis-je, avec une parcimonie et une frugalité bien radine. Et il y a pénurie. Demain matin, plusieurs collègues retourneront chez eux bredouilles, sans emploi en main, se demandant pourquoi la société ne cesse de vanter les avantages du fonctionnariat. Pourquoi la ministre de l'éducation parle de pénurie. Si pénurie il y a, elle n'est pas à Laval. Parce que ce que je verrai à Laval demain, ce sont des enseignants anxieux, stressés et angoissés à l'idée d'avoir un diplôme à accrocher au mur mais pas d'emploi pour acheter le cadre qui permettra de l'accrocher.
Sources:
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201105/10/01-4398130-penurie-denseignants-la-ministre-beauchamp-se-veut-rassurante.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_pr%C3%A9caire
Pour l'image: http://www.collectif-papera.org/spip.php?article471
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J'espère que vous saurez me pardonner, chers lecteurs, pour ce manque flagrant de bonne conduite blogurienne. J'ai dû m'absenter de l'écran pendant quelques jours, question de profiter des vacances familiales comme il se doit, c'est-à-dire loin de l'ordinateur et de toutes ses tentations diaboliques. Mais bon, c'est Satan qui va être content, je suis de retour pour un p'tit bout.
Mes vacances furent très agréables, merci. Nous sommes allés voir si le soleil brillait plus fort à Niagara Falls (et c'est le cas, à quantité de néons pis de p'tites lumières qui flashent là-bas, le soleil peut ben aller se rhabiller) et nous avons reçu la bella familia dans notre antre pour la deuxième portion de ce temps d'arrêt. Justement, c'est le coeur gros, mais la tête pleine de beaux souvenirs que nous leur avons souhaité un bon retour dans le Royaume du bleuet, ce matin.
Mais bon, trève d'épanchements émotifs, même si indirectement, c'est le sujet de mon billet de ce matin. En fait, je voulais vous entretenir d'un sujet où l'émotivité est reine, le stress sultan et la panique, impératrice.
Les non-inités y verront un passage obligé, mais somme toute banal, vers la toute-divine permanence fonctionnariale. Certains s'en réjouiront même, se frottant les mains comme ils le font souvent en observant le spectacle de fonctionnaires davidiens se démenant devant l'étatique Goliath. Ben quoi? Ce n'est pas ce que devraient faire tous ceux profitant des largesses (hum. hum.) de l'État? Traverser le Rubicon avant d'obtenir le droit à un minimum de stabilité, de sécurité et de prévisibilité? Ça se mérite un fond de pension môsieur. Parce que c'est moi qui paie ton salaire, môsieur. Mais bon, je m'égare.
Plusieurs, les inités, auront compris que je parle de la séance d'octroi des postes aux enseignants à statut précaire. Précaire comme dans: une permanence? dans tes rêves! Précaire comme dans:
Un « emploi précaire » ou un « travail précaire » désigne un emploi qui présente trop peu de garanties d’obtenir ou onserver dans un avenir proche un niveau de vie « acceptable », et qui engendre un profond sentiment d'incertitude sur l'avenir, un sentiment de précarité.D'après Wikipedia. C'est cette définition qui illustre le mieux l'ambiance qui règne autour de moi aujourd'hui. "Un profond sentiment d'incertitude sur l'avenir ..." C'est exactement ça.
Dieu merci, Allah est grand, Bouddha est bien gras, je suis assez ancienne pour que cette situation m'affecte à un niveau moindre. Je serai demain matin la troisième à choisir mon poste, sur près d'une dizaine de postes intéressants (à plus de 80% de tâche) disponibles. Mais tout de même, nombreux sont ceux (nous sommes près d'une trentaine sur la liste de priorité des précaires) qui, moins anciens, doivent jongler avec l'idée de devoir choisir une tâche ingrate, alors qu'ils n'en sont qu'à quelques années d'expérience. Le genre de tâche à te rendre fou un prof permanent transpirant l'expérience et le savoir-faire. Et ça c'est ceux qui auront la "chance" de choisir une tâche, parce que la plupart repartiront bredouilles.
D'autres auront des tâches fragmentées et devront se faire spécialistes de plus de matières qu'il n'y a de période dans une journée. Et devront se séparer en autant de locaux. Ça donne des situations tellement aberrantes, parfois ...
- Tu dois compléter ta tâche? demande la direction, avide de trouver preneur pour ses miettes.
- Oui, j'ose espérer un 100%, j'suis capotée dans tête hein? répond l'enseignant, avide de se bourrer la face dans les miettes.
- Non, non, c'est parfait! Justement, il me reste de l'éthique et de l'adapt.
- Ah! Alors en plus de mes deux niveaux en univers social, où je devrai également enseigner deux matières (histoire et géo) je choisis les groupes d'éthique. Cinq préparations différentes, y'a rien là, je dors juste trois heures par nuit anyway.
- Euh ... on s'est mal compris. Ce n'est pas un choix. Tu complèteras ta tâche avec de l'éthique ET de l'adapt. Tu devras, tel Superman dans sa cabine, te transformer à la hâte entre deux battements. Et tel Arnold dans ses belles années, tu devras porter à bouts de bras le poids de tes choix. Ou plutôt de tes non-choix.
- ...
- Ouais, c'est ça, t'as pas le choix.
D'autres encore devront affronter des coupures budgétaires draconiennes car la seule tâche qu'ils auront eu la "chance" de saisir, en est une à 60, 70% parfois moins. 60% de ton salaire durant un an de temps, alors que tu as une hypothèque à payer et des enfants à habiller, c'est un sport extrême.
Remarquez, je suis tout à fait consciente que la situation est la même dans plusieurs corps d'emploi. L'accès à la permanence est un chemin de croix dans plusieurs professions et les enseignants ne sont pas les Aurores de la stabilité professionnelle. Ce qui m'enrage, en fait, (j'y arrive enfin) ce sont tous ces articles traitant du manque d'enseignants au Québec, allant même jusqu'à parler de "pénurie" et à recruter des enseignants à l'étranger.
"Selon la ministre, les accords de mobilité de la main-d'oeuvre intervenus avec les autres provinces canadiennes et l'entente conclue avec la France représentent un «atout» qui permettra d'attirer de nouveaux enseignants."Du même souffle, la ministre met de l'avant une des principales raisons de cette soi-disant pénurie ...
"Mme Beauchamp reconnaît toutefois que le recrutement d'étudiants et la rétention des nouveaux enseignants ont «toujours été un enjeu» et que des efforts restent à faire."
Vous connaissez probablement cette sombre statistique: un enseignant sur trois quittera la profession dans les cinq premières années. Un sur trois. Un dude sur trois se dit, après quatre ans d'université à se démener pour suivre une formation insipide et complètement déconnectée (mais tout de même complétée), que malgré tout, la meilleure option demeure d'abandonner. Se réorienter. Recommencer ailleurs, autre chose. Du début. À zéro.
Donc, il y a pénurie. Plein de collègues auront de la difficulté à trouver un emploi, demain, et ce, malgré les nombreux autres collègues qui se poussent en courant (et tous ceux qui se poussent en silence, dépressifs). Mais il y a pénurie. La Commission scolaire distribue ses permanences au compte-goutte, que dis-je, avec une parcimonie et une frugalité bien radine. Et il y a pénurie. Demain matin, plusieurs collègues retourneront chez eux bredouilles, sans emploi en main, se demandant pourquoi la société ne cesse de vanter les avantages du fonctionnariat. Pourquoi la ministre de l'éducation parle de pénurie. Si pénurie il y a, elle n'est pas à Laval. Parce que ce que je verrai à Laval demain, ce sont des enseignants anxieux, stressés et angoissés à l'idée d'avoir un diplôme à accrocher au mur mais pas d'emploi pour acheter le cadre qui permettra de l'accrocher.
Sources:
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201105/10/01-4398130-penurie-denseignants-la-ministre-beauchamp-se-veut-rassurante.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_pr%C3%A9caire
Pour l'image: http://www.collectif-papera.org/spip.php?article471
samedi 6 août 2011
De fuites et d'autres choses ...
Ceux qui me connaissent bien savent que depuis 4 ans, depuis l'achat de notre maison donc, nous sommes encerclés. Ils sont partout. Tu rentres dans une pièce, il traine, là sur le bureau. Tu traverses un corridor, elle est là, adossée au mur. Je vous parle, vous l'aurez très certainement compris, des zoutils. La drill côtoie la vaisselle et le tape à mesurer pourrait se faire passer pour un bibelot d'un goût douteux, sur sa tablette. Ma vie est interrompue sporadiquement, mais régulièrement, par des épisodes de rénovation à en faire rougir Saskia (ou Sasquatch comme aime l'appeler l'Homme, hihi!). Pour ceux qui vous demandez qui est Saskia, c'est la fille qui porte toujours le même chandail à Canal vie et accessoirement, anime une émission de rénovation.
Bref, on vient de finir le sous-sol (enfin, presque. Il ne reste que des pécadilles.) et il est donc tout neuf. Flambette comme dirait l'autre. Notre panique n'en était donc que plus grande lorsque nous avons constaté, tout à l'heure, que de l'eau s'écoulait du plafond. En fait, goutte par goutte, un liquide se déversait par le biais de la lampe halogène encastrée dans la tuile du plafond suspendu. C'est l'Homme qui a allumé le premier, lorsqu'il a entendu le ploc! ploc! inquiétant.
En un éclair, j'ai été ramenée en arrière, à il y a deux mois environ. J'ai consulté une medium (bon, bon, je vous entends d'ici rigoler, faites! faites! Je n'en ai cure.) et la madame, les yeux renversés et les paupières en convulsion (j'exagère à peine) m'avait prédit qu'elle voyait une fuite d'eau dans mon sous-sol, de faire attention. Elle a même eu la gentillesse de me conseiller la location d'un dégorgeoir, disponible dans tous les bons magasins de location d'outils. Si c'est pas un service complet ça. Bref, la sorcière, du même souffle, m'a prédit une grossesse très prochaine et une belle p'tite blonde aux yeux bleus pour le même prix. Alors vous comprendrez, qu'étrangement j'en conviens, ma réaction première à la vue de la flaque qui grossissait, fut l'excitation. Ouate de phoque, la vieille maudite avait raison, furent mes premiers mots. Elle l'avait vu. Elle savait. Oh. mon. Dieu.
Ai-je besoin de spécifier que pendant tout ce temps, l'Homme s'évertuait à soulever le plafond, tasser les tuiles, tâter les surfaces, pour tenter de découvrir d'où pouvait bien venir cette fuite. Aucun tuyau, aucune source d'eau ou même d'humidité ... étrange. Alors que je jubilais à l'idée de voir se réaliser les prédiction de cette Jojo Savard en herbe, l'Homme, un brin plus pragmatique, continuait son investigation. Ne voyant pas la source de la fuite, il s'est décidé à aller voir au-dessus, pour enfin découvrir avec horreur ce que je m'apprêtais à constater à l'instant même, à l'étage du dessous. Le liquide était chaud. Le liquide était jaunâtre. Le liquide puait la pisse. Le liquide ÉTAIT de la pisse. Une mer de pisse. Un monde de pisse. D'la crisse de pisse.
Ceux qui me connaissent bien savent à quel point la durée de vie des chiennes est raccourcie de jour en jour. Elles sont malades, elles souffrent, mais c'est surtout que nous sommes tannés. Exténués. En fait l'Homme, surtout, est pas mal tanné. En fait je pensais pas que c'était humainement possible d'être plus tanné qu'il ne l'était. J'avais tord.
Pis en plus, ça veut dire que la voyante, finalement, était pas aussi hot que ça. Poche.
Bref, on vient de finir le sous-sol (enfin, presque. Il ne reste que des pécadilles.) et il est donc tout neuf. Flambette comme dirait l'autre. Notre panique n'en était donc que plus grande lorsque nous avons constaté, tout à l'heure, que de l'eau s'écoulait du plafond. En fait, goutte par goutte, un liquide se déversait par le biais de la lampe halogène encastrée dans la tuile du plafond suspendu. C'est l'Homme qui a allumé le premier, lorsqu'il a entendu le ploc! ploc! inquiétant.
En un éclair, j'ai été ramenée en arrière, à il y a deux mois environ. J'ai consulté une medium (bon, bon, je vous entends d'ici rigoler, faites! faites! Je n'en ai cure.) et la madame, les yeux renversés et les paupières en convulsion (j'exagère à peine) m'avait prédit qu'elle voyait une fuite d'eau dans mon sous-sol, de faire attention. Elle a même eu la gentillesse de me conseiller la location d'un dégorgeoir, disponible dans tous les bons magasins de location d'outils. Si c'est pas un service complet ça. Bref, la sorcière, du même souffle, m'a prédit une grossesse très prochaine et une belle p'tite blonde aux yeux bleus pour le même prix. Alors vous comprendrez, qu'étrangement j'en conviens, ma réaction première à la vue de la flaque qui grossissait, fut l'excitation. Ouate de phoque, la vieille maudite avait raison, furent mes premiers mots. Elle l'avait vu. Elle savait. Oh. mon. Dieu.
Ai-je besoin de spécifier que pendant tout ce temps, l'Homme s'évertuait à soulever le plafond, tasser les tuiles, tâter les surfaces, pour tenter de découvrir d'où pouvait bien venir cette fuite. Aucun tuyau, aucune source d'eau ou même d'humidité ... étrange. Alors que je jubilais à l'idée de voir se réaliser les prédiction de cette Jojo Savard en herbe, l'Homme, un brin plus pragmatique, continuait son investigation. Ne voyant pas la source de la fuite, il s'est décidé à aller voir au-dessus, pour enfin découvrir avec horreur ce que je m'apprêtais à constater à l'instant même, à l'étage du dessous. Le liquide était chaud. Le liquide était jaunâtre. Le liquide puait la pisse. Le liquide ÉTAIT de la pisse. Une mer de pisse. Un monde de pisse. D'la crisse de pisse.
Ceux qui me connaissent bien savent à quel point la durée de vie des chiennes est raccourcie de jour en jour. Elles sont malades, elles souffrent, mais c'est surtout que nous sommes tannés. Exténués. En fait l'Homme, surtout, est pas mal tanné. En fait je pensais pas que c'était humainement possible d'être plus tanné qu'il ne l'était. J'avais tord.
Pis en plus, ça veut dire que la voyante, finalement, était pas aussi hot que ça. Poche.
mercredi 3 août 2011
L'Église catholique me tient par les couilles ...
... et je ne suis même pas un p'tit garçon.
J'ai eu affaire à cette institution à plusieurs reprises dans ma vie. J'ai commencé par être baptisée, première communiée, pardonnée puis confirmée et à travers toutes ces étapes de ma (très) jeune vie spirituelle, j'ai assisté à mon lot de messes et de cérémonies. Je n'en comprenais que rarement le sens profond et je trouvais que mes dimanches matins auraient pu être voués à une cause plus amusante que le Salut de mon âme, que je savais en perdition, de toute façon. Mais bon, ce que maman chérie veut, Catherine veut, alors je l'accompagnais sagement, sans mot dire (maudire). Mon père demeurait à la maison, le chanceux. Parce que, disait maman. Parce que.
Ensuite je suis entrée au secondaire, chez les soeurs, comme je me plais à dire. En fait, si j'ai eu 10 religieuses qui m'ont enseigné ou directionné, au long de mes cinq années, c'est beau. Mais bon, l'école était de confession chrétienne catholique et il y avait plus qu'une chapelle dans la bâtisse, alors on ne s'en sort pas. À cette époque je me suis également rapprochée d'une grande tante, religieuse également. La tante paternelle de ma mère en fait, qui dans son jeune temps s'occupait entre autre (mais c'était bien plus que ça, au bout du compte) de jeunes filles en perdition. Nous nous sommes rapidement comprises. Toutes les questions théologiques m'intéressaient grandement, mais je crois que c'est le lot de tous les adolescents qui voient dans le mysticisme et le surnaturel une source excitante de curiosités.
Pourquoi si Dieu est amour et pardon a-t-il décidé de détruire Sodome et Gomorrhe? Caïn, Abel et Seth, les trois fils d'Adam et Ève, ont perpétué la race humaine en faisant ... ? Et pourquoi les bébés morts-nés et donc non-baptisés, donc pourquoi ces êtres, purs parmi les purs, iraient moisir dans les limbes et non pas resplendir au paradis? ... toutes ces questions, et plusieurs autres, faisaient monter en moi une révolte de plus en plus présente (ah! l'adolescence!) qui m'empêchait d'avoir la Foi. T'sais la Foi avec un grand "F". Celle qui te demande de croire sans voir, d'embarquer dans le troupeau sans même savoir où ce dernier te mènera, celle sans qui ce château de carte confessionnel ne tiendrait pas longtemps debout.
Alors voilà, c'est dit, je n'ai pas la Foi. Comme Voltaire " L'univers m'embarasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger" je crois que Dieu existe. Mais la religion? Foutaises.
Je me rends compte aujourd'hui cependant que je suis bien embêtée par mon agnosticisme. En effet, c'est un peu à cause de lui que l'Homme et moi avons cru bon de laisser le libre choix à notre progéniture. Lorsque les rejetons seront en âge, nous nous assirons avec eux et leur expliquerons ce qu'il en est. La religion est selon moi un sujet trop important pour être aveuglément imposé. Cela va beaucoup plus loin qu'une simple tradition que l'on perpétue. Bref, le premier (et ceux qui suivront si Dieu le veut) n'a pas été baptisé. Il ne fait donc pas partie de la grande famille de Jésus. Jésus est son ami, mais pas son frère. Donc Notre Père, à l'Homme et à moi, n'est pas celui de ma demi-portion. Parce que vous l'aurez compris, en fiers représentants de la valeureuse race canadienne-française, l'Homme et moi avons été oints du saint chrême, deux fois plutôt qu'une, oui monsieur. Jusque là, pas de problème. Nous sommes baptisés et lui pas, mais nous sommes aussi vierges et lui est verseau et personne ne s'en porte plus mal.
Erreur.
J'ai réalisé aujourd'hui que si mon héritier décédait demain, je ne pourrais pas l'enterrer auprès de la femme de laquelle j'ai reçu ce terrain en héritage, ma mère. Si à l'opposé, je décédais demain en faisant hériter mon héritier de ce bout de terre consacré, il ne pourrait même pas s'y faire enterrer à son tour. Évidemment, c'est la logique même. C'est un cimetière chrétien catholique, rattaché à une église chrétienne catholique, dans une paroisse chrétienne catholique. Il est normal que nous ne puissions y mettre en terre un être humain n'ayant pas reçu le sacré sacrement. Qu'on se comprenne, je ne remet pas en question le droit à l'Église catholique de réserver l'enterrerement sur ses terres à ses brebis.
J'espère n'avoir jamais à décider de l'endroit où j'enterrerai mon fils, mais soyons réalistes, il y a quand même des chances pour que cette éventualité se présente à moi un de ces jours. Et ce jour-là, je serai fourrée. Damn.
D'un autre côté, m'man et (dans un avenir très rapproché, je travaille fort là-dessus, enterrer les cendres) l'frérot auront de la place en masse pour giguer, les longs soirs d'hiver.
J'ai eu affaire à cette institution à plusieurs reprises dans ma vie. J'ai commencé par être baptisée, première communiée, pardonnée puis confirmée et à travers toutes ces étapes de ma (très) jeune vie spirituelle, j'ai assisté à mon lot de messes et de cérémonies. Je n'en comprenais que rarement le sens profond et je trouvais que mes dimanches matins auraient pu être voués à une cause plus amusante que le Salut de mon âme, que je savais en perdition, de toute façon. Mais bon, ce que maman chérie veut, Catherine veut, alors je l'accompagnais sagement, sans mot dire (maudire). Mon père demeurait à la maison, le chanceux. Parce que, disait maman. Parce que.
Ensuite je suis entrée au secondaire, chez les soeurs, comme je me plais à dire. En fait, si j'ai eu 10 religieuses qui m'ont enseigné ou directionné, au long de mes cinq années, c'est beau. Mais bon, l'école était de confession chrétienne catholique et il y avait plus qu'une chapelle dans la bâtisse, alors on ne s'en sort pas. À cette époque je me suis également rapprochée d'une grande tante, religieuse également. La tante paternelle de ma mère en fait, qui dans son jeune temps s'occupait entre autre (mais c'était bien plus que ça, au bout du compte) de jeunes filles en perdition. Nous nous sommes rapidement comprises. Toutes les questions théologiques m'intéressaient grandement, mais je crois que c'est le lot de tous les adolescents qui voient dans le mysticisme et le surnaturel une source excitante de curiosités.
Pourquoi si Dieu est amour et pardon a-t-il décidé de détruire Sodome et Gomorrhe? Caïn, Abel et Seth, les trois fils d'Adam et Ève, ont perpétué la race humaine en faisant ... ? Et pourquoi les bébés morts-nés et donc non-baptisés, donc pourquoi ces êtres, purs parmi les purs, iraient moisir dans les limbes et non pas resplendir au paradis? ... toutes ces questions, et plusieurs autres, faisaient monter en moi une révolte de plus en plus présente (ah! l'adolescence!) qui m'empêchait d'avoir la Foi. T'sais la Foi avec un grand "F". Celle qui te demande de croire sans voir, d'embarquer dans le troupeau sans même savoir où ce dernier te mènera, celle sans qui ce château de carte confessionnel ne tiendrait pas longtemps debout.
Alors voilà, c'est dit, je n'ai pas la Foi. Comme Voltaire " L'univers m'embarasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger" je crois que Dieu existe. Mais la religion? Foutaises.
Je me rends compte aujourd'hui cependant que je suis bien embêtée par mon agnosticisme. En effet, c'est un peu à cause de lui que l'Homme et moi avons cru bon de laisser le libre choix à notre progéniture. Lorsque les rejetons seront en âge, nous nous assirons avec eux et leur expliquerons ce qu'il en est. La religion est selon moi un sujet trop important pour être aveuglément imposé. Cela va beaucoup plus loin qu'une simple tradition que l'on perpétue. Bref, le premier (et ceux qui suivront si Dieu le veut) n'a pas été baptisé. Il ne fait donc pas partie de la grande famille de Jésus. Jésus est son ami, mais pas son frère. Donc Notre Père, à l'Homme et à moi, n'est pas celui de ma demi-portion. Parce que vous l'aurez compris, en fiers représentants de la valeureuse race canadienne-française, l'Homme et moi avons été oints du saint chrême, deux fois plutôt qu'une, oui monsieur. Jusque là, pas de problème. Nous sommes baptisés et lui pas, mais nous sommes aussi vierges et lui est verseau et personne ne s'en porte plus mal.
Erreur.
J'ai réalisé aujourd'hui que si mon héritier décédait demain, je ne pourrais pas l'enterrer auprès de la femme de laquelle j'ai reçu ce terrain en héritage, ma mère. Si à l'opposé, je décédais demain en faisant hériter mon héritier de ce bout de terre consacré, il ne pourrait même pas s'y faire enterrer à son tour. Évidemment, c'est la logique même. C'est un cimetière chrétien catholique, rattaché à une église chrétienne catholique, dans une paroisse chrétienne catholique. Il est normal que nous ne puissions y mettre en terre un être humain n'ayant pas reçu le sacré sacrement. Qu'on se comprenne, je ne remet pas en question le droit à l'Église catholique de réserver l'enterrerement sur ses terres à ses brebis.
J'espère n'avoir jamais à décider de l'endroit où j'enterrerai mon fils, mais soyons réalistes, il y a quand même des chances pour que cette éventualité se présente à moi un de ces jours. Et ce jour-là, je serai fourrée. Damn.
D'un autre côté, m'man et (dans un avenir très rapproché, je travaille fort là-dessus, enterrer les cendres) l'frérot auront de la place en masse pour giguer, les longs soirs d'hiver.
mercredi 27 juillet 2011
Je suis en train de numériser ma bibliothèque de cd en ce moment même, dret-là.
Ça faisait longtemps que je me disais "faudrait ben" et aujourd'hui je me suis donnée corps et âme à cette tâche qui bientôt relèvera de l'histoire et fera sourciller nos enfants "Un quoi? un cd? et ça servait à ...? C'pas comme ton affaire de tv de 30 pouces de profond ça là? Me semble ouais."
Y'en a des maganés (les meilleurs) et d'autres qui je l'espère pourront valoir cher un jour sur EBay parce qu'ils ont encore l'air neu'. Comme si l'emballage y était encore. Ça, c'est des trips "J'aime une toune, l'album doit être dément" ou "Un jour moi aussi je vais pouvoir dire que j'ai acheté les albums avant tout le monde" alors que dans les deux cas, l'artiste en question ou pire, son groupe en entier, s'avéraient poches à mort. Ou juste pas aussi bons que je ne l'espérais.
Comme Feist. J'ai deux albums, parce que j'ai eu une passe "1-2-3" ...
... Selon Sesame Street ...
http://www.youtube.com/watch?v=fZ9WiuJPnNA
... Selon Apple ...
http://www.youtube.com/watch?v=8qP79rRzzh4
Et j'ai eu un flash sur celle là, assez entrainante itout ...
http://www.youtube.com/watch?v=cYF0qU5WSew&ob=av2e
... mais j'ai pas de "Oh oui!" pour le reste des albums. Et ils sont quelques-uns dans cette catégorie. Mais bon, tant qu'à avoir les albums, hop, on numérise. Pis en plus c'est une consoeur canadian. From Nova Scotia.
Alors voilà, c'est ce qui m'occupe ce soir. Bourrer mon Ipod de musique jusqu'à ce qu'il en vomisse.
Ça faisait longtemps que je me disais "faudrait ben" et aujourd'hui je me suis donnée corps et âme à cette tâche qui bientôt relèvera de l'histoire et fera sourciller nos enfants "Un quoi? un cd? et ça servait à ...? C'pas comme ton affaire de tv de 30 pouces de profond ça là? Me semble ouais."
Y'en a des maganés (les meilleurs) et d'autres qui je l'espère pourront valoir cher un jour sur EBay parce qu'ils ont encore l'air neu'. Comme si l'emballage y était encore. Ça, c'est des trips "J'aime une toune, l'album doit être dément" ou "Un jour moi aussi je vais pouvoir dire que j'ai acheté les albums avant tout le monde" alors que dans les deux cas, l'artiste en question ou pire, son groupe en entier, s'avéraient poches à mort. Ou juste pas aussi bons que je ne l'espérais.
Comme Feist. J'ai deux albums, parce que j'ai eu une passe "1-2-3" ...
... Selon Sesame Street ...
http://www.youtube.com/watch?v=fZ9WiuJPnNA
... Selon Apple ...
http://www.youtube.com/watch?v=8qP79rRzzh4
Et j'ai eu un flash sur celle là, assez entrainante itout ...
http://www.youtube.com/watch?v=cYF0qU5WSew&ob=av2e
... mais j'ai pas de "Oh oui!" pour le reste des albums. Et ils sont quelques-uns dans cette catégorie. Mais bon, tant qu'à avoir les albums, hop, on numérise. Pis en plus c'est une consoeur canadian. From Nova Scotia.
Alors voilà, c'est ce qui m'occupe ce soir. Bourrer mon Ipod de musique jusqu'à ce qu'il en vomisse.
Rrrrrroooaaarrrr!
Mon garçon est dans un gros trip de dinosaures ces temps-ci. En fait, "ces temps-ci" dure depuis au moins un an. Et dans la vie d'un grand garçon de deux ans (et demi dans un peu plus d'une semaine) un an, c'est énorme.
Un an donc que je me réveille au son des "Rrrrrooooaaaarrrrr!" et des "Grrrrr" postillonnants et rageurs. Tous les dinosaures s'appellent "Grosaures" et sont pas mal méchants. Tellement méchants, qu'ils n'osent à peine parler, de peur j'imagine de laisser transpirer quelque émotion, voir un peu se sentimentalité. On ne les entends que grogner et rugir. Des fois ils lâchent un "Moi maman'saure, toi papa'saure" mais ne vous laissez pas berner, ce n'est que pour avoir des bébé'saures à dévorer.
Un an. Une longue et pénible année où mon garçon, machine à testostérone à saveur reptilienne, s'est évertué à transmettre toute sa férocité aux badauds qui, malgré son air hargneux, se sont risqués à venir lui jaser un brin. Les matantes d'épicerie, les vieilles étrangères, les amis, la factrice (ben oui, ça l'air que ça se dit! Moi aussi j'suis restée surprise) bref, tous ceux qui ont été attirés par son air charmeur et ont tenté de l'approcher ont été accueillis de la même façon. Cris, postillons, regards menacants et tout le reste. L'gros kit comme on dit.
Évidemment, après le stress de l'inconnu passé, Face de pet redevient jovial et retrouve un semblant de savoir-vivre, mais vous aurez compris que la madame commence à se tanner de toujours avoir à expliquer "qu'il n'est pas de même au naturel, non, non, je vous jure. Oui, il sait parler. Oui, il peut même tenir une conversation. Non, peut-être pas sur la montée de l'extrême droite dans le monde scandinave, mais tout de même. Il sait les toutes dernières cotes de la bourse. Et comment changer l'huile sur un Chrysler 1966."
Ceci dit, mon coeur de mère est en train de se remettre en question (il est pas mal sur ce mode là en permanence je dirais) à savoir si j'encourage sa passion, aussi dévorante soit-elle, ou si je ne devrais pas plutôt mettre l'accent sur des activités disons, plus passives. Genre le scapbooking. Ou l'origami. La peinture à numéros! ... Vous aurez compris que j'exagère dans mon questionnement, mais qu'il y est tout de même, le fameux questionnement. Vous? Vous feriez quoi? Devancer l'extinction des reptiles enragés ou retarder l'apparition des météorites destructeurs? Parce que là, la madame commence à être blasée un toutitpeu de ces grogrements qui semblent s'intensifier de jour en jour.
Un an donc que je me réveille au son des "Rrrrrooooaaaarrrrr!" et des "Grrrrr" postillonnants et rageurs. Tous les dinosaures s'appellent "Grosaures" et sont pas mal méchants. Tellement méchants, qu'ils n'osent à peine parler, de peur j'imagine de laisser transpirer quelque émotion, voir un peu se sentimentalité. On ne les entends que grogner et rugir. Des fois ils lâchent un "Moi maman'saure, toi papa'saure" mais ne vous laissez pas berner, ce n'est que pour avoir des bébé'saures à dévorer.
Un an. Une longue et pénible année où mon garçon, machine à testostérone à saveur reptilienne, s'est évertué à transmettre toute sa férocité aux badauds qui, malgré son air hargneux, se sont risqués à venir lui jaser un brin. Les matantes d'épicerie, les vieilles étrangères, les amis, la factrice (ben oui, ça l'air que ça se dit! Moi aussi j'suis restée surprise) bref, tous ceux qui ont été attirés par son air charmeur et ont tenté de l'approcher ont été accueillis de la même façon. Cris, postillons, regards menacants et tout le reste. L'gros kit comme on dit.
Évidemment, après le stress de l'inconnu passé, Face de pet redevient jovial et retrouve un semblant de savoir-vivre, mais vous aurez compris que la madame commence à se tanner de toujours avoir à expliquer "qu'il n'est pas de même au naturel, non, non, je vous jure. Oui, il sait parler. Oui, il peut même tenir une conversation. Non, peut-être pas sur la montée de l'extrême droite dans le monde scandinave, mais tout de même. Il sait les toutes dernières cotes de la bourse. Et comment changer l'huile sur un Chrysler 1966."
Ceci dit, mon coeur de mère est en train de se remettre en question (il est pas mal sur ce mode là en permanence je dirais) à savoir si j'encourage sa passion, aussi dévorante soit-elle, ou si je ne devrais pas plutôt mettre l'accent sur des activités disons, plus passives. Genre le scapbooking. Ou l'origami. La peinture à numéros! ... Vous aurez compris que j'exagère dans mon questionnement, mais qu'il y est tout de même, le fameux questionnement. Vous? Vous feriez quoi? Devancer l'extinction des reptiles enragés ou retarder l'apparition des météorites destructeurs? Parce que là, la madame commence à être blasée un toutitpeu de ces grogrements qui semblent s'intensifier de jour en jour.
mardi 26 juillet 2011
Mon blogue, prise 28.
C'est drôle quand tu y penses, mon dernier post remonte à quand j'ai appris que mon chum lisait le blogue ... doit-on y voir un quelconque lien? Si peu, si peu, mes amis. La raison pour laquelle je vous ai abandonnés est la même que pour laquelle j'ai quelques des kilos en trop et pour laquelle ma salle de bain ne fleure pas toujours la rosée matinale. Eh oui, vous l'aurez deviné, je parle de mon transit intestinal. Que dis-je! Je voulais plutôt faire référence à ma motivation qui décroit presque exponentiellement au fur et à mesure que le temps suit son cours. En effet, j'ai beau me lever le matin avec la motivation aussi excitée que le p'tit soldat de plusieurs de ces messieurs, elle a déjà baissé de moitié lorsque le soleil commence à réchauffer les esprits.
Vous comprendrez donc que je ne me mets aucune pression en ce qui a trait à la durée de vie de cette nouvelle tentative d'assiduité et qu'il se pourrait que je vous abandonne encore une fois, au tournant d'une phrase ou d'une ...
Z'avez eut peur là hein? Mais non, mais non, je ne vous abandonnerai pas AUSSI rapidement. Mais bon, tout ça pour dire que le blogue est de nouveau en fonction et advienne que pourra. On aura du fun le temps que ça durera et lorsque nos chemins se sépareront, on pourra au moins dire qu'on a eut du bon temps. Mon Dieu, je me relis et je me donne l'impression que c'est déjà fini alors que c'est même pas commencé! Je me sens comme un gars qui a peur de l'engagement ... et j'adore ça! J'm'en vais pisser debout sans relever le siège de toilette et je reviens!
P.S.: Toutes les toilettes dont il est fait mention dans la rédaction de ce post sont le fruit de mon imagination et ne font référence à aucune salle de bain connue ou réelle. Qu'on se le dise, ma bécosse, elle sent pas le molosse!
Vous comprendrez donc que je ne me mets aucune pression en ce qui a trait à la durée de vie de cette nouvelle tentative d'assiduité et qu'il se pourrait que je vous abandonne encore une fois, au tournant d'une phrase ou d'une ...
Z'avez eut peur là hein? Mais non, mais non, je ne vous abandonnerai pas AUSSI rapidement. Mais bon, tout ça pour dire que le blogue est de nouveau en fonction et advienne que pourra. On aura du fun le temps que ça durera et lorsque nos chemins se sépareront, on pourra au moins dire qu'on a eut du bon temps. Mon Dieu, je me relis et je me donne l'impression que c'est déjà fini alors que c'est même pas commencé! Je me sens comme un gars qui a peur de l'engagement ... et j'adore ça! J'm'en vais pisser debout sans relever le siège de toilette et je reviens!
P.S.: Toutes les toilettes dont il est fait mention dans la rédaction de ce post sont le fruit de mon imagination et ne font référence à aucune salle de bain connue ou réelle. Qu'on se le dise, ma bécosse, elle sent pas le molosse!
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